Projet Réponses - Réduire les POllutioNs en Santé Environnement

Désindustrialisation : savoir se passer de la chimie et du pétrole (Industriels)


En bref

L’enjeu est de transformer l’industrie pour réduire son impact environnemental tout en continuant à bénéficier de son apport à la société.
La désindustrialisation revient à exporter « nos problèmes » plutôt que de les régler, et perdre la capacité de produire local en faisant vivre le tissu économique local.

Si la décarbonation des activités est nécessaire pour maîtriser le changement climatique, cela ne signifie pas à court terme « se passer de chimie et de pétrole ». La chimie est et restera une science indispensable qui permet d’apporter des solutions bénéfiques au développement durable.  


Pour aller plus loin

La question « savoir se passer de la chimie et du pétrole » est en l’état trop vaste et doit être traitée à plusieurs niveaux :  

  1. « Savoir se passer de la chimie et du pétrole » ne signifie pas « désindustrialisation ». Il y aura toujours des industries (sinon cela signifiera que la société est en régression). En revanche, dans le futur les industries, qu’elles soient chimiques ou autres, utiliseront d’autres matières premières et d’autres procédés. 
  2. Concernant la question du pétrole, notre société occidentale doit s’inscrire dans une démarche de développement durable. Cela passe par une transition des énergies fossiles aux énergies renouvelables, de même des matières premières fossiles aux matières premières renouvelables ou recyclées. A terme il faudra effectivement savoir se passer du pétrole, pour autant que des alternatives plus vertueuses soient disponibles. 
  3. La question de la chimie est distincte. Que les matières premières soient renouvelables ou fossiles, la chimie est et restera l’art de transformer la matière (quelle que soit son origine) pour concevoir des matières et molécules utiles (matériaux légers, isolants, médicaments etc…). La chimie innove en permanence pour répondre aux défis de demain : 

    > Allègement et amélioration des matériaux pour avoir des véhicules et des avions plus légers, mais aussi des habitats mieux isolés, afin de réduire la consommation énergétique

    > Produits bio-sourcés (c’est-à-dire fabriqués à partir de matières premières végétales)

    > Énergies nouvelles : développement des batteries électriques, panneaux photovoltaïques, production d’hydrogène, … pour réduire l’impact sur le climat

    > Solutions pour le recyclage des déchets, des plastiques mais également des granulats routiers, des piles, des ampoules ou encore des vêtements usagés.  

L’enjeu est de transformer l’industrie pour réduire son impact environnemental tout en continuant à bénéficier de son apport à la société.

Cette transformation est engagée depuis de très nombreuses années. En effet, la Chimie innove continuellement pour réduire l’empreinte de ses activités et en minimiser les impacts environnementaux de façon durable.

La recherche et le développement des technologies sont actives dans le domaine des énergies renouvelables, avec sur le territoire des expérimentations et démonstrateurs pré-industriels comme VASCO2 ou JUPITER 1000. 

Beaucoup moins de rejets dans l’air… :

  • - 60 % de gaz à effet de serre depuis 1990
  • - 49 % de particules en suspension depuis 2005

 … et dans l’eau :

  • - 60 % d’azote dans l’eau depuis 2005
  • - 72 % de phosphore depuis 2005


La Chimie s’engage également en matière de Responsabilité Sociétale et Environnementale (RSE) : en France, 386 établissements ont notamment signé la charte Responsible Care, l’engagement volontaire des entreprises de la Chimie au niveau mondial pour développer la RSE et favoriser l’amélioration continue des performances en matière de santé, sécurité et d’environnement.