Action soldée

Hydrocarbures aromatiques polycycliques atmosphériques à Port-Saint-Louis-du-Rhône : suivi intégré et sources (HAPSIS)

Une meilleure compréhension de la pollution aux HAP pour en réduire l'impact

2020 - 2022
De 10.000 à 100.000 €.
  • Aix-Marseille Université (AMU)
  • Laboratoire de Chimie de l'Environnement (LCE)
  • AtmoSud 

Contexte 

La contamination atmosphérique aux Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) à Port-Saint-Louis-du-Rhône a été mesurée dans le cadre de la biosurveillance lichénique réalisée par l’Institut Écocitoyen sur le territoire métropolitain depuis 2011. 

Les études de sols menées sur la commune confirment cette exposition aux HAP en surface, suggérant une pollution diffuse par retombées atmosphériques. 

Enfin, des travaux de phytoremédiation réalisés dans les jardins partagés du Poti’Rhône en 2018 ont également montré que cette contamination était toujours actuelle et persistante. 

Objectifs 

Compte tenu de l’exposition de Port-Saint-Louis-du-Rhône aux HAP, il est important :  

  • D'identifier les origines (locales, régionales) et les conditions (environnementales, météorologiques) des contaminations sur la ville ;
  • De consolider les données sanitaires et environnementales de ce territoire en indiquant les zones les plus exposées ;
  • D'agir sur la (les) source(s) et appréhender les conditions favorisant cette contamination pour limiter ou réduire l’exposition des populations.

Mise en oeuvre

  1. Les teneurs en HAP dans les sols seront cartographiées de façon précise grâce aux résultats d’une dizaine de prélèvements qui permettront d’évaluer l’influence des friches industrielles situées au sud de la ville ;
  2. L’accumulation des HAP dans les lichens sera mesurée selon un maillage étroit avec 5 sites répartis sur la ville. Ces derniers seront complétés par des jauges « Owen » pour quantifier précisément les HAP dans les retombées atmosphériques. Ces prélèvements seront répartis sur la durée du projet pour couvrir différentes conditions environnementales ;
  3. Tout au long de l’année, un préleveur de poussières totales en suspension collectera les filtres 1 jour sur 6 pour mesurer HAP dans les poussières, afin d’affiner l’aspect temporel et l’évaluation des conditions météo qui favorisent la contamination. Ce préleveur sera accompagné d’un compteur de particules (0,07 à 5 µm) et d’une mesure de carbone-suie pendant la période clé, permettant de vérifier la cohérence de certaines hypothèses.

L'étude étant terminée, la fiche action est donc soldée.

P rélèvements et mesures :

  • Au niveau atmosphérique :
    • 30 lors de la campagne hivernale (du 17/12/2019 au 15/01/2020), et 29 jours de prélèvements lors de campagne estivale (du 20/05/2020 au 18/06/2020) ;
    • PM10 : prélèvement tous les 6 jours depuis le 01/01/2020.
  • Au niveau des lichens : 7 prélèvements (campagne hivernale le 26/02/2020 et campagne estivale le 02/06/2020) ;
  • Au niveau des sols : 10 prélèvements (entre le 05 et le 11/03 2020).

Cartographie des concentrations en HAP

  • Au niveau des lichens :
    • Concentrations mesurées témoignent d’une exposition continue aux HAPs (bioaccumulation) ;
    • Concentrations hétérogènes de 222 μg/kg à 2 459 μg/kg ;
    • 2 lichens plus contaminés (> 1 000 μg/kg) probablement dû à une influence de la contamination des sols par envol de poussière ;
    • Profils HAP de 3 sites sont proches (même signature) et 2 autres très différents
  • Au niveau des sols :
    • Concentrations hétérogènes et relativement élevées sur toute la ville variant de 402 μg/kg à 31 000 μg/kg ;
    • Gradient de concentrations depuis la friche industrielle malgré la faible mobilité des HAP dans les sols ;
    • Majorité de HAP lourds témoignant d’une contamination historique mais de possibles apports atmosphériques peuvent s’y ajouter ;
    • Les sites excentrés au nord de la ville présentent des profils HAP différents, témoignant d’une source d’apports différente.

Principaux résultats de l'étude :

  • Complémentarité des différents types de prélèvements ;
  • Observation de teneurs atmosphériques élevées, notamment au niveau du centre-ville : influence industrielle passée et actuelle ;
  • Variations saisonnières très marquées, avec des émissions de HAP plus élevées en hiver : émissions domestiques (chauffage au bois) ;
  • Site du Bois François, au nord de la ville, présente les teneurs en HAP les plus faibles avec peu de variations saisonnières : faible influence de la pratique de l’écobuage sur les niveaux d’HAP atmosphériques ;
  • Gradient de concentrations depuis le Canal-Saint-Louis : remise en suspension des HAP contenus dans les poussières de sols des friches industrielles ;
  • Identification des zones les plus exposées : Canal-Saint-Louis (friches industrielles), Presqu’île du Mazet (sud-ouest de la ville) et Faubourg Hardon ;
  • Exposition atmosphérique en HAP importante par vent d’est fort ou condition de brise marine : faible impact en condition de mistral.

Restitution des résultats :

  • Réunion publique à Port-Saint-Louis-du-Rhône le 21/09/2021 ;
  • Le rapport final de cette étude est disponible ici. 

(Mise à jour le 07/02/2023, 25/10/2021, 31/03/2021, 26/08/2020)

Membre du Panel citoyen RÉPONSES

Décembre 2019

Quelles sont/seront les actions mises en place ?

Réponse de l'Institut Écocitoyen

Août 2020

La prochaine étape sera d'identifier les sources HAP pour envisager, à terme, de réduire les expositions.
Clés pour comprendre
Le SPPPI relaie ici les données et résultats produits par les porteurs des actions (organismes, institutions, entreprises …). Ces porteurs sont responsables de la réalisation, des délais, des résultats et de la communication de leurs actions.
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