Évaluation de la qualité de l’air sur et autour de l’aéroport Marseille-Provence
Des campagnes de mesure menées par AtmoSud en 2019 et 2024
Contexte
AtmoSud surveille la qualité de l’air des aéroports en région Sud.
Les campagnes de mesure menées autour de l'aéroport de Marseille Provence s'inscrivent dans ce programme de surveillance.
Objectif
Les études menées en 2019 et en 2024 en partenariat avec l'aéroport de Marseille Provence consistent à mesurer différents polluants atmosphériques afin d'évaluer l'impact du trafic aérien et routier induit par cette activité dans l'enceinte et à proximité de celle-ci.
Mise en oeuvre
La surveillance des émissions de l’aéroport de Marseille-Provence est composée de plusieurs dispositifs de mesure, dans l’enceinte de l’aéroport et dans la ville à proximité :
- Une station permanente de Marignane est équipée d’analyseurs de dioxyde de soufre (SO2), d’oxydes d’azote (NOx), de monoxyde de carbone (CO), de particules fines ;
- Une cabine de surveillance temporaire des particules ultrafines (PUF) ;
- Des échantillonneurs passifs mesurant les oxydes d’azote (NOx), et les BTEX (benzène, toluène, éthylbenzène, xylènes).
Les mesures par tubes passifs sont menées au cours de 2 campagnes saisonnières de quatre semaines chacune (été et hiver 2019 et 2024).
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Dispositif de surveillance mis en place par AtmoSud en 2024 sur la base du dispositif de 2019
Rapports d’étude
Résultats 2024
Diminution de 25% des concentrations de dioxyde d’azote et de benzène en 5 ans, sur l’ensemble de la zone aéroportuaire
- Dioxyde d’azote (NO2) : les valeurs limites en vigueur (40 µg/m3) et à l’horizon 2030 (20 µg/m3) peuvent être localement dépassées dans les zones proches des sources d’émissions (axes routiers, pistes, parkings)
- Benzène : les niveaux respectent la réglementation actuelle et future
- Pas de conséquence significative de l’activité croissante de l’aéroport (+10 % pour le nombre de passagers en 5 ans) sur les concentrations de dioxyde d’azote et de benzène, le nombre de mouvements d’avion ayant lui diminué de 2.8 %
Diminution de 10 % des niveaux de PM10 en 5 ans, et une amélioration peu significative pour les PM2.5
- PM10 : certaines zones sont plus exposées aux particules, notamment aux PM10 (voies d’accès au Terminal 1 et pistes)
- PM2.5 : baisse très limitée et concentrations plus homogènes
- Pas de hausse significative des niveaux de particules fines liés à l’augmentation de l’activité de l’aéroport, malgré une légère augmentation en PM10 sur la piste Sud.
Des niveaux de particules ultrafines (PUF) en lien avec l’activité aéroportuaire
- Augmentation des niveaux de PUF en périodes de forte affluence (été, fin d’année), et niveaux faibles la nuit en l’absence d’activité
- Dynamique influencée par les conditions atmosphériques : formation photochimique de particules secondaires en été, accumulation des polluants en hiver
Conclusions
- Amélioration globale de la qualité de l’air dans l’enceinte de l’aéroport depuis 2019
- Certaines zones à proximité des axes de circulation ou des parkings (avions et automobiles) restent encore trop exposées à la pollution
- PUF : traceur le plus pertinent de l’activité aéroportuaire
- Mêmes observations et constats faits par Atmosud à proximité de l’aéroport de Nice
Résultats 2019
Il n’apparait pas d’impact spécifique de l’aéroport Marseille-Provence sur la qualité de l’air de son environnement :
- Mesure de dioxyde d’azote (NO2), des particules fines PM10 et PM2.5, de benzène : respect des seuils réglementaires annuels
- Dépassements observés hors de l’enceinte de l’aéroport, au niveau de voies de circulation importante pour le dioxyde d’azote (valeur limite), et dans l’environnement urbain pour les PM10 (ligne directrice de l’Organisation mondiale de la santé)
Ces niveaux sont cohérents avec ceux observés par d’autres associations agréées de surveillance de la qualité de l'air, sur des aéroports comparables en termes de trafic aérien.
(Mis à jour le 08/10/2025, 04/12/2019)
Association Éco-Relais
Juillet 2022
"Il y a des nuisances, notamment olfactives, au-delà de la plateforme aéroportuaire, comme à Gignac par exemple. Il faudrait étendre la zone d’étude."
Réponse AtmoSud
Juillet 2022
Une nouvelle campagne de mesure est prévue pour 2024. Bien que nous ne percevons pas, au regard de nos mesures, les nuisances olfactives évoquées, nous allons permettre aux citoyens de participer aux mesures en leur distribuant des canisters. Cela permettra une observation plus fine des mesures tout en prenant en compte la vision des citoyens subissant des nuisances.
Les attentes exprimées par les riverains auxquelles cette action répond :
- Clés pour comprendre