Projet Réponses - Réduire les POllutioNs en Santé Environnement

Évolution des émissions de polluants

Quelles évolutions sur les 21 communes de l'Étang de Berre ?

Quelles évolutions des émissions de polluants atmosphériques des 21 communes de l’Étang de Berre?

Ci-dessous AtmoSud présente l'évolution des émissions de 5 polluants atmosphériques traceurs des principales sources d'émissions et le gaz carbonique, traceur des gaz à effet de serre.

Ces données brutes seront commentés en 2020 par AtmoSud. 

Retrouvez l'ensemble des données annuelles d’émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre de la région à la commune. 

Emissions annuelles de PM10

Les particules “respirables” ou “inhalables”

Les particules proviennent en majorité de la combustion à des fins énergétiques de différents matériaux (bois, charbon, pétrole), du transport routier (imbrûlés à l’échappement, usure des pièces mécaniques par frottement, des pneumatiques…), d’activités industrielles très diverses (sidérurgie, incinération, chaufferie) et du brûlage de la biomasse (incendie, déchets verts).

Certaines particules sont produites directement dans l’air ambiant sous l’effet de réactions chimiques entre polluants gazeux (COV…).

La surveillance réglementaire porte sur des mesures de masse des particules PM10 (diamètre inférieur à 10 µm) et des particules PM2,5 (diamètre inférieur à 2,5 µm).

Emissions annuelles de PM2.5

Les particules fines

La surveillance réglementaire porte sur des mesures de masse des particules PM10 (diamètre inférieur à 10 µm) et des particules PM2,5 (diamètre inférieur à 2,5 µm).

En complément, AtmoSud réalise des comptages de particules y compris les "ultrafines" PM1 (non réglementées), plus petites qu’une bactérie (diamètre égal ou inférieur à 1µm).

La masse et le nombre des particules

Pour appréhender les niveaux de concentrations de la matière particulaire dans l’air ambiant, il faut « comparer ce qui est comparable ». La caractérisation des niveaux de PM dépend de la métrologie utilisée. Concrètement, le moyen de mesure détermine la grandeur mesurée. Dans l’air ambiant, les mesures de concentration de PM, sont de deux types : masse et nombre. L’équipement de mesure est systématiquement complété par une « tête de prélèvement » qui détermine la fraction de PM prise en compte.

  • La concentration massique est exprimée en microgrammes par mètre cube (µg/m3), la mesure doit préciser également la fraction concernée : PM10, PM2,5 ou PM1.
  • Le comptage particulaire est exprimé en nombre de particules par centimètre cube (#/cm3), la mesure doit préciser l’étendue ou la fraction de diamètre prise en compte ; par exemple de 100 nm à 1 micromètre.

Le comptage particulaire peut être exprimé en « nombre total de particules » ou par une distribution granulométrique.

Emissions annuelles de SO2

Le dioxyde de soufre

Le dioxyde de soufre (SO2) est un polluant essentiellement industriel. Les sources principales sont les centrales thermiques, les grosses installations de combustion industrielles, le trafic maritime, l’automobile et les unités de chauffage individuel et collectif.

Emissions annuelles de COV (NM)

Composés Organiques Volatiles (Non Méthanique)

La famille des Composés Organiques Volatils (COV) regroupe toutes les molécules formées d’atomes d’hydrogène et de carbone (hydrocarbures) comme le benzène (C6H6), le toluène (C7H8) ou le formaldéhyde (CH2O).
Les atomes d’hydrogène sont parfois remplacés par d’autres atomes comme l’azote, le soufre, les halogènes (brome, chlore, fluor, etc.), le phosphore ou l’oxygène (exemple des aldéhydes).


Les
COV se trouvent à l’état de gaz ou de vapeur dans les conditions normales de température et de pression.
Ce sont principalement des vapeurs d’hydrocarbures et de solvants divers.
Ils proviennent de sources mobiles (transports), de procédés industriels (industries chimiques, raffinage de pétrole, stockage et distribution de carburants et combustibles liquides, stockages de solvants). Certains
COV, comme les aldéhydes, sont émis par l’utilisation de produits d’usage courant : panneaux de bois en aggloméré, certaines mousses pour l’isolation, certains vernis, les colles, les peintures, les moquettes, les rideaux, les désinfectants… D’autres COV sont également émis naturellement par les plantes.

Ils interviennent en tant que précurseurs dans le phénomène de la pollution photo-oxydante (formation d’ozone) en réagissant notamment avec les oxydes d’azote, ainsi qu’à la formation d’aérosol organique secondaire (particules secondaires).Le benzène et le formaldéhyde sont pour l’instant les seuls composés organiques volatils (COV) soumis à des valeurs réglementaires (uniquement en air intérieur dans le cas du formaldéhyde).

Emissions annuelles de NOX

Les oxydes d'azote

Le terme « oxydes d’azote » désigne le monoxyde d’azote (NO) et le dioxyde d’azote (NO2). Ces composés sont formés par oxydation de l’azote atmosphérique (N2) lors des combustions (essentiellement à haute température) de carburants et de combustibles fossiles.
Le dioxyde d’azote (NO2) est émis lors des phénomènes de combustion, principalement par combinaison de l’azote et de l’oxygène de l’air. Les sources principales sont les véhicules et les installations de combustion.
Le pot catalytique a permis depuis 1993, une diminution des émissions des véhicules à essence, mais l’effet reste encore peu perceptible compte tenu de la forte augmentation du trafic et de la durée de renouvellement du parc automobile. De plus, les véhicules diesel, en forte progression ces dernières années, rejettent davantage de
NOx.
Le NO2 se rencontre également à l’intérieur des locaux où fonctionnent des appareils au gaz tels que les gazinières, chauffe-eau...

Emissions annuelles de CO2

Le dioxyde de carbone

Le dioxyde de carbone (CO2) est un gaz naturellement présent dans l’atmosphère en très faible concentration (de l’ordre de 0,04%).

Issu du cycle du carbone, une partie de ce gaz est captée par les océans, stockée dans les sols, puis réémise dans l’atmosphère via la respiration des êtres vivants, le volcanisme ou la combustion de matière contenant du carbone. Incolore et inodore, il est essentiel à la vie de nombreux êtres vivants, notamment les végétaux, à travers son rôle dans la photosynthèse.

Il est également responsable d’une partie de l’effet de serre, processus de capture du rayonnement solaire qui permet à la Terre de maintenir une température moyenne de l’atmosphère à 15°C.

Aujourd’hui, il est rejeté dans l’atmosphère par la combustion des énergies fossiles telles que le charbon, le gaz naturel et le pétrole utilisés par les activités humaines (notamment dans les transports ou l’industrie), dans des quantités qui dépassent les capacités d’absorption des océans et des sols.

Ainsi, le CO2 s’accumule dans l’atmosphère, passant de 283 ppmv (partie par million en volume) en 1839 à 413 ppmv en 2019. Soit une augmentation d’environ 46% conduisant, avec d’autres gaz tels que le méthane ou le protoxyde d’azote, à une augmentation de l’effet de serre, et in fine, à un réchauffement global de l’atmosphère.

Dans l’outil CIGALE, les données d’émission et de consommation sont déclinées en huit secteurs conformément aux prescriptions de l’arrêté PCAET :

  • Résidentiel
  • Tertiaire
  • Transport routier
  • Autres transports
  • Agriculture
  • Déchets
  • Industrie hors branche énergie
  • Branche énergie

Une neuvième catégorie Emetteurs non inclus regroupe les émissions non prises en compte dans les totaux sectoriels ainsi que les sources non anthropiques, qui ne sont généralement pas rapportées dans les bilans d’émissions au format PCAET. Il s’agit notamment de la remise en suspension des particules fines, des feux de forêt et des sources naturelles : végétation, NOx et COVNM des champs et cultures, NOx des cheptels