Secteur maritime : dépassement de seuils et contrôles

Les gaz d'échappement des navires constituent une problématique de la qualité de l’air en milieu urbain car ils contiennent :

  • Des oxydes d'azote (NOx) ;

  • Des oxydes de soufre (SOx) ;

  • Des particules fines.

Seules des mesures de la teneur en soufre des combustibles permettent de garantir la conformité des émissions de SOx avec les exigences environnementales fixées par l’Union Européenne et l’Organisation Maritime Internationale (convention MARPOL). 

En Méditerranée, une zone de réglementation des émissions de polluants (zone ECA) est entrée en vigueur en mai 2025. Des normes plus sévères sont imposées aux navires :

  • La teneur en soufre des carburants est limitée à 0,1 % alors que la norme mondiale est de 0,5 % ;

  • Les émissions d’oxydes d’azote doivent être réduites de 80 % par rapport au niveau de référence fixé en 2000.

Plusieurs options s’offrent aux ports pour réduire leur impact sur la pollution de l’air. Cela peut être l’utilisation de carburant avec une faible teneur en soufre, l’usage de carburants alternatifs tels que le gaz naturel liquéfié ou l’hydrogène, mais aussi, le branchement électrique à quai comme au port de Marseille-Fos, etc.  

Contrôle

Les navires sont régulièrement contrôlés par les centres de sécurité des navires pour s’assurer de la conformité des navires et des combustibles utilisés. Il en existe 2 en Méditerranée, rattachés à la Direction Interrégionale de la Mer Méditerranée : un à Marseille et un à Sète.

Les livres de bord ainsi que les notes de livraison de carburant des navires sont soumis à des inspections, et la teneur en soufre des carburants peut-être contrôlée.

À titre d’exemple 186 contrôles et 60 analyses de combustibles ont été réalisés en 2025 en Méditerranée

Sanctions

En cas d’infraction, le procès-verbal est transféré au parquet pour poursuites. Une enquête est diligentée impliquant une audition du commandant. Les sanctions encourues par le Code de l’environnement (article L218-15) vont jusqu’à 200 000 € et un an d’emprisonnement.

Exemples de sanctions

 


Sources
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